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A propos

A propos

Met en valeur la vision et l'approche de la comptabilité écosystémique
COPERNICEA

Présentation générale du projet

Le projet COPERNICEA « Coopération Régionale pour de Nouveaux Indicateurs de Comptabilité Écosystémique en Afrique » est une initiative régionale mise en œuvre par l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) avec l’appui de l’Agence Française de Développement (AFD). Lancé en 2020, le projet a concerné six (6) pays francophones d’Afrique (Burkina Faso, Guinée, Maroc, Niger, Sénégal et Tunisie) et visé à doter chacun d’eux d’un dispositif opérationnel, autonome et pérenne de Comptabilité Écosystémique du Capital Naturel (CECN). Il s’agit de produire des comptes écosystémiques comparables et agrégés, permettant de suivre l’évolution du capital naturel, de mieux internaliser les coûts de sa dégradation et d’appuyer les engagements internationaux des pays (ODD, Convention sur la diversité biologique, Accord de Paris).
Biodiversité et développement durable

Promouvoir une transition résiliente grâce à l’intégration des valeurs naturelles dans la politique nationale

Le projet répond à un enjeu stratégique majeur: intégrer les valeurs de la biodiversité et des services écosystémiques dans la planification et la comptabilité nationale, afin d’améliorer la prise de décision et de soutenir la transition vers un développement durable, bas carbone et résilient face au changement climatique.  

Il s’articule autour de quatre composantes principales: 

Avec un budget de 4 millions d’euros (dont 2 millions financés par l’AFD et le reste en contributions en nature des pays et partenaires), COPERNICEA devrait permettre non seulement la production des premiers comptes écosystémiques dans les pays ciblés, mais aussi la mise en place d’une plateforme régionale de ressources techniques ouverte à d’autres pays africains. À terme, il devra contribuer à institutionnaliser la comptabilité du capital naturel comme outil central de suivi, de planification et de gouvernance environnementale en Afrique.

Réseau COPERNICEA

Le projet COPERNICEA s’appuie sur un réseau régional et international d’acteurs scientifiques, techniques et opérationnels afin de renforcer la mise en œuvre de la comptabilité écosystémique du capital naturel (CECN) en Afrique. Ce réseau inclut notamment:

  • CIRAD (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement)
  • Université du Québec à Montréal (UQAM)
  • Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD)
  • Institut de recherche pour le développement (IRD)
  • ONGs spécialisées: notamment UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) et WWF
  • Services techniques nationaux des six pays partenaires (statistiques, environnement, biodiversité, etc.) Secteur privé impliqué ponctuellement dans la fourniture de données, d’outils ou d’expertises

Partenaires techniques et financiers

l’AFD accompagne la mise en œuvre des actions en faveur de la protection de la biodiversité et de la gestion durable des ressources naturelles. À travers son appui financier et son expertise, elle contribue au renforcement des capacités des acteurs locaux et au développement de solutions innovantes adaptées aux enjeux environnementaux en Méditerranée.

Centre biodiversité (TSC)

Le Centre biodiversité (TSC) est une initiative régionale visant à renforcer la mise en œuvre de la Convention sur la diversité biologique (CDB), en apportant un appui particulier aux pays en développement ainsi qu’aux communautés vulnérables. 

Il découle de la décision 15/8, adoptée lors de la quinzième Conférence des Parties (COP15, Montréal, 2022), qui met l’accent sur : 

Le renforcement et la création de capacités

La coopération technique et scientifique

Le transfert de technologies et la mobilisation de ressources

La décision 15/8 souligne également l’importance de partenariats inclusifs, associant les peuples autochtones, les femmes, les jeunes, les universités et le secteur privé, tout en encourageant la coopération Nord-Sud, Sud-Sud et triangulaire.

L’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS) est reconnu comme centre de référence en Afrique du Nord pour son appui scientifique et technique à la mise en œuvre des trois Conventions de Rio:

CDB

La Convention sur la diversité biologique

CCNUCC

La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques

CNULCD

La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification

L’OSS joue un rôle déterminant en soutenant les pays africains dans leurs efforts de préservation de l’environnement et de promotion du développement durable. Il fait partie des cinq centres techniques et scientifiques en Afrique officiellement désignés par le Secrétariat de la CDB, et agit en synergie avec les quatre autres centres régionaux. 

Dans le cadre de son mandat quinquennal (2025-2030), l’OSS apportera son appui aux huit (8) pays d’Afrique du Nord et de la Corne de l’Afrique : Djibouti, Égypte, Érythrée, Libye, Mauritanie, Maroc, Soudan et Tunisie. 

Sa mission spécifique est de :

Encourager le partage des connaissances et des bonnes pratiques, tout en maximisant les synergies avec d’autres conventions, initiatives et mécanismes régionaux et internationaux

Promouvoir et faciliter la coopération technique et scientifique, ainsi que le transfert de technologies, afin de soutenir la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal (CMBKM)

Fournir un guichet unique régional permettant aux Parties et aux parties prenantes (gouvernements, communautés locales, femmes, jeunes, société civile) d'accéder à l’expertise, aux outils et aux connaissances disponibles

Favoriser l’innovation et la coopération, en donnant accès à des possibilités de recherche conjointe, à des solutions technologiques adaptées et aux connaissances traditionnelles, dans le respect du principe de consentement libre, préalable et éclairé

Mobiliser les ressources et faciliter les partenariats, en jouant le rôle d’intermédiaire entre les pays ayant des besoins identifiés et les partenaires techniques ou financiers capables d’y répondre 

Renforcer les capacités institutionnelles aux niveaux national et régional dans les domaines de la science, de la technologie et de l’innovation